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IPEM Cannes : quelle stratégie pour les fonds d'investissement en 2024 en matière d'affacturage ?

Découvrez l'interview de Maxime Bertin et Thibaut Robet à l'IPEM
À quoi sert l'affacturage pour les participations et les fonds d'investissement ?
Quels sont les changements dans le domaine de l'affacturage ?
Quelles recommandations feriez-vous à un investisseur en 2024 ?

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Interview de Thibaut Robet et Maxime Bertin par CFNEWS

Retranscription de l'interview :

Aurore : Bonjour Maxime Bertin, bonjour Thibaut Robet !

Maxime Bertin : Bonjour Aurore.

Thibaut Robet : Bonjour Aurore.

A. : Je rappelle que vous êtes respectivement Directeur affacturage et Directeur Général chez Fibus. On connaît surtout Fibus pour son expertise de conseils dans l'affacturage. Pourriez-nous vous rappeler à quoi cela sert pour les participations et pour les fonds ?

T.R. : L'affacturage est la façon la moins chère que l'on a de financer la croissance de sa participation. Donc, que cela soit croissance organique ou croissance externe. C'est le financement court terme le plus important disponible pour une entreprise en B2B.

M.B. : Et concrètement, cela permet à une entreprise de dégager un financement équivalent à deux mois de chiffre d'affaires, donc si l'on prend une entreprise qui réalise 30 millions de chiffre d'affaires, elle peut espérer un financement de l'ordre de 5 millions d'euros et de la même manière, une entreprise qui ferait 3 milliards de chiffre d'affaires peut tabler sur 500 millions d'euros de financement.

A. : Donc le financement est conséquent finalement.

M.B. : Très conséquent.

A. : Et, on vous voit à l'IPEM pour la première fois et donc que nous vaut ce plaisir ?

M.B. : En fait, cela fait une quinzaine d'années que l'on travaille avec les fonds d'investissement et nous ont fréquemment invités à venir en nous disant que c'était un endroit où il fallait que l'on soit, afin de mieux faire connaître nos services. Nous avons pris le parti de venir cette année et espérons pouvoir rencontrer un maximum de fonds pour leur exposer les bénéfices de l'affacturage pour eux et leurs participations.

A. : 2023 était une année un peu compliquée pour le Private Equity. Qu'a-t-il changé dans le domaine de l'affacturage ?

T.R. : C'est le besoin de mutualiser les risques pour les banques, donc là où nous pouvions obtenir une ligne d'affacturage avec une seule société d'affacturage, aujourd'hui, il faut syndiquer, ce qui peut générer un peu de complexité, et justement, gérer cette complexité est notre rôle. Donc, l'idée est de continuer à rendre ces projets d'affacturage simples.

M.B. : Après, ce qui n'a pas changé : il y a toujours l'appétit, cela reste un financement particulièrement attractif puisque nous sommes sur des marges se situant entre 1,5 et 2% au-dessus de l'indice. Donc, évidemment, cela est beaucoup plus compétitif que l'Equity ou toute autre forme de dettes.

A. : Donc finalement, c'est un changement de paradigme qui a un peu mis en avant la valeur ajoutée de Fibus ?

M.B. : Oui, nous avons beaucoup été sollicités l'année dernière par les investisseurs. La différence avec les années précédentes, c'est que nos interventions portaient beaucoup dans des contextes d'acquisition. L'année dernière, nous avons aussi beaucoup travaillé sur des entreprises déjà équipées pour les aider à optimiser et tendre pour négocier leur programme.

A. : Et quelles recommandations feriez-vous à un investisseur en 2024, de façon prospective ?

M.B. : La principale recommandation serait de leur conseiller d'anticiper le sujet de l'affacturage très tôt dans leurs opérations d'acquisition et nous solliciter très tôt pour que l'on puisse assez rapidement leur dire sur quelles ressources l'entreprise peut-elle tabler grâce à l'affacturage.

T.R. : Parce que prévoir tôt l'affacturage avant l'acquisition est extrêmement important : cela peut être assez frustrant de réaliser lorsque l'on décide de mettre en place l'affacturage, que finalement la documentation de dettes par exemple n'autorise pas l'affacturage. Donc, il faut vraiment le prévoir très tôt, cela est vraiment notre recommandation, anticiper ce sujet.

A. : Anticiper, donc c'est le maître mot en matière d'affacturage, en 2024. Merci Maxime, merci Thibaut !

M.B. : Merci beaucoup !

T.R. : Merci Aurore !

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