Pourquoi l’affacturage est-il particulièrement adapté à la croissance à l’export ?
Parce que le financement s’ajuste directement à l’activité de l’entreprise. Il repose sur le montant des créances : lorsque les ventes progressent, la capacité de financement progresse avec elles, sans enveloppe fixée à l’avance. C’est un atout important pour une ETI ou une grosse PME qui accélère à l’international et voit son BFR augmenter. L’intérêt est encore plus marqué lorsque les délais de paiement à l’étranger sont plus longs qu’en France. Si l’Allemagne a historiquement des délais plus courts, ceux-ci se dégradent ; l’Italie ou l’Espagne présentent généralement des délais plus longs. L’affacturage permet de transformer rapidement les ventes en trésorerie disponible, sans attendre le règlement du client.
Comment construire un programme d’affacturage export réellement efficace ?
Il faut partir de la réalité du portefeuille clients, et non d’un contrat standard. Le premier filtre est géographique. Les créances sur l’Union européenne sont plus simples à financer ; dans le grand export, l’appétence des factors varie selon les pays, les secteurs et le droit local. Deuxième filtre : la devise de facturation. Financer en dollars ou en livres sterling implique un coût spécifique
et un travail juridique et opérationnel qui ne se justifie pas toujours pour de faibles volumes. Le troisième point est la couverture du risque de non-paiement. Incontournable pour le factor, elle peut être incluse dans son offre ou reposer sur une police d’assurance-crédit souscrite par l’entreprise. Le choix dépend de la couverture, de son incidence sur le montant finançable, du coût et de la structure du portefeuille. Une police d’assurance-crédit en propre couvre aussi les clients dont les créances ne sont pas cédées au factor et peut mieux convenir à une entreprise comptant de nombreux débiteurs.
Comment choisir le bon partenaire pour accompagner un développement international ?
Le moins cher n’est pas nécessairement celui qui finance le plus. La priorité est d’abord de maximiser le financement disponible, puis d’en optimiser le coût. C’est précisément le rôle de Fibus : mesurer ce potentiel, mettre le marché en concurrence et identifier la combinaison la plus efficace entre pays, devises, financement, prix et couverture du risque. Notre expérience de programmes structurés dans plusieurs dizaines de pays nous permet d’accompagner l’entreprise dans la mise en place du financement, puis de l’optimiser en fonction de l’évolution de son activité et de ses besoins.
Source : Dossier Affacturage Export, Le Nouvel Économiste